30 avril 2008

Bradford

C’est le nom de la ville où je vais vivre dans pas longtemps.
Je trouve que c’est joli comme nom, Bradford.
C’est une petite ville, à peu près de la taille de Bordeaux (après Manchester et ses 2 millions de personnes, ça fait petit, une ville comme Bordeaux), avec une architecture très anglaise dans le style, c’est-à-dire des petites briques. Des tonnes et des tonnes de petites briques. Ils construisent TOUT avec des petites briques ! J’EN PEUX PLUS DE CES PU****S DE PETITES BRIQUES !!!
Mais elles sont blanches et pas rouges, et ça change.
Si tu veux en savoir plus, je te propose d’aller voir ICI, c’est plus détaillé et précis.

 

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Humeur : heureuse, joyeuse. Mon 1er objectif est atteint, j’ai un taf de croupier, je commence le 11 mai. Le 2ème est en route !
Zik : Fat Freddys Drop. L’album « Based on a true story » en boucle depuis hier.


29 avril 2008

Le Week-end à Bournemouth

Comme tu le sais peut-être (ou pas, mais si tu lis la suite, tu le sauras), j’ai passé un an à Bournemouth, dans le sud de l’Angleterre. Ma sœur y habite toujours et une de mes meilleures amies aussi. Bournemouth se situe sur la côte, il y a une superbe plage et c’est une charmante petite ville préhistorique où on trouve des poulemouths et des vermouths…

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C'est le 1er aéroport préhistorique ! un vrai vestige 

Bref, je décide d’aller y passer un week-end pour voir ma sœur et mon amie. D’abord, je passe à la gare pour acheter mon billet : £95 (140€ environ), pour partir à 20h30 et arriver à 4h45 !!! Euh…. Je vais voir à la station de bus si j’y suis (et si c’est pas moins cher aussi tant qu’à faire), et on me propose un aller-retour à £60 (90€, c’est déjà plus dans mes prix), avec des horaires qui me convenaient plus mais fallait passer plus de 19h dans le car ! Je prends cette option.
L’aller se passe bien… Enfin tout est relatif, j’ai passé quand même presque 9h sur un siège pas hyper confortable sans place pour étendre les jambes. Et comme j’avais eu la bonne idée d’emmener mon portable (souviens-toi, le truc de presque 4kg), j’étais pas du tout encombrée en découvrant que par manque de place dans les compartiments de rangement j’étais obligée de le garder sur les genoux. J’arrive à Bournemouth, mon amie vient me chercher, on rentre chez elle, on dîne et on sort prendre un verre. On papote pas mal car ça fait quand même 5 ans qu’on s’est pas vu. Pas grand-chose d’exceptionnel ce soir là, juste 2 copines qui rattrapent le temps passé, une chouette soirée entre filles quoi. On est allée se balader sur la plage en souvenir du bon vieu temps de quand on habitait ensemble et qu'on faisait des soirées sur la plage jusqu'au petit matin.

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On se mettait juste sous la jetée, c'était chouette ! 

 

Le lendemain, on rejoint ma sœur, son mari et mon neveu dans un pub pour le brunch. Un truc que j’adore dans ce pays, c’est le brunch du dimanche midi. Tout se passe bien, je vais passer un moment chez ma sœur pour voir sa nouvelle maison et je retourne chez mon amie pour récupérer ma affaires et elle me ramène car il est déjà l’heure de reprendre le bus pour Manchester via Londres (1h d’attente entre 2 cars).
Bournemouth Londres, rien à dire. Tout se passe bien.
C’est une fois à Londres que les galères ont commencé. J’aurais du m’en douter, ça se passait trop bien.
Je t’explique.
Déjà, on arrive à Londres avec 1h d’avance, je me dis « bon, j’ai le temps de manger, je vais trouver un pub ». 1er pub : il ne font pas à manger. 2ème pub : ils font à manger mais la cuisine est fermé car le chef est malade. 3ème pub : la cuisine est fermée. Comme c’est à ce moment que j’ai commencé à m’auto digérer, je me suis dis que bon tant pis pour le repas chaud au chaud dans un fauteuil du pub, je prendrai un repas chaud au tiède sur un banc de la gare routière. Je me dirige vers un kebab, commande mon sandwich et une boisson. Au moment de payer, je me rends compte que j’ai pas mon portefeuille…
Bon, pas de panique (juste la grosse honte car le kebab était fait, et le shop plein de monde), j’appelle mon amie et ma sœur pour savoir si elles n’ont pas vu mon portefeuille. Elles ne l’ont pas vu…
Là, je panique.
Il y a mes papiers, mes cartes de crédit et tout un tas de choses dont seule une fille peut comprendre et justifier l’utilité dans un portefeuille.
Je retourne donc m’asseoir, et je devais avoir l’air vraiment désespérée car un mec me dit :
« You look like you’ve lost something » (tu as l’air d’avoir perdu quelque chose)
Moi : « I’ve just lost my wallet » (je viens de perdre mon portefeuille)
Il se marre (bin oui, quoi, c’est fendard une fille qui vient de perdre son portefeuille… Z’avez pas d’humour), et entame la discussion comme si on se connaissait bien. Je ne le coupe pas (et ne me souviens pas non plus ce qu’il m’a raconté), j’ai 2 heures à passer dans cette gare, j’ai froid, j’ai faim, j’ai les boules…
Je lui raconte mon histoire et il me donne une barre au céréales et au yaourt avec des morceaux d’abricots secs, un truc bizarre et pas très bon. Mais qui avait le mérite d’être bio et sans sucre ajouté, sans goût ajouté non plus.
L’heure passe plus lentement que prévu et je monte dans le bus qui doit me ramener à Manchester.
Je m’installe, les autres passagers aussi (normal somme toute), et un groupe de 6 français monte. Ils cherchent à être assis proches les uns des autres, et comme je voyage de toute façon seule je leur propose de changer de siège comme ça ils pourront rester en troupeau ensemble.
Première surprise (rigolote) : le mec a qui j’ai dit ça me trouve, à juste titre, carrément sympa de leur proposer. Et ensuite il me parle en anglais pour me remercier et me féliciter de ma maîtrise parfaite du français. Afin de lui éviter la honte devant tous ses potes, je réponds un « Thank you very much » au lieu de « c’est normal je suis Française. Et pour info, « you very speaking good french », ça ne veut rien dire du tout ! »
Deuxième surprise (si la 1ère était rigolote, tu te doutes bien que la 2nde ne l’est point) : le bus parti depuis 30 min à peine, je somnolais depuis 28, quand minuit sonna et mon joyeux groupe de français se mit à chanter à tue tête (et très faux) « Joyeux anniversaire » à l’une des membres.
Ce qui a eu pour effet de réveiller la moitié du bus qui dormait.
L’autre moitié a été réveillée par le bébé qui s’est mis à pleurer car il faisait partie de la première moitié mentionnée précédemment. (tu suis, c’est bon ? Si je vais trop vite tu m’arrêtes)
Du coup, un mec assis de l‘autre côté de l‘allée par rapport à moi, un français aussi (je me suis demandé un moment si je n’étais par erreur montée dans le bus pour Paris), me fait un grand sourire (et merde !) et me dit « Tu voyages seule ? Je vais venir me mettre à côté de toi ! »
(PARDON ?!?!?!)
« Euh, non c’est bon. Je suis très bien seule et j’ai franchement pas envie de discuter »
Et là, très sympa et compréhensif, il me dit « Ok, désolé, passe quand même un bon voyage.. »
Naaaaaaaaan, j’déconne !!! Il me dit « Mais non tu vas pas voyager seule, regarde je mets mon sac là, pour garder la place et je vais venir m’asseoir ici, juste à côté de toi »
(Mais ?! Il a été super rapide pour poser son sac à côté de moi c’t’enfoiré !)
Heureusement, il n’a pas bougé et s’est rendormi assez vite, alors à l’arrêt suivant j’ai profité qu’un gars veuille s’asseoir pour pousser le sac de l’autre côté de l’allée.
Le reste du voyage s’est passé normalement : j’ai pas dormi parce que j’étais dans un bus qui remuait trop, le bébé a pleuré jusqu’à 5h15, j’avais pas de place pour étendre les jambes, mon portable sur les genoux, et un gros relou juste devant qui lisait et avait donc allumé la petite loupiote prévue à cet effet.
On arrive (enfin !) à 5h40 et c’est à ce moment que je me souviens : j’ai perdu mon portefeuille, dans lequel il y a mon argent…
Je dois donc oublier derechef l’idée et l’envie de prendre un taxi.
Et me familiariser avec l’obligation de marcher jusqu’à la maison car il n’y a pas encore de bus à cette heure (ils commencent à 6h15 le lundi), et il faut que je rentre vite: je suis crevée et j’ai cours à 13h !
Je commence à marcher en direction de la maison. Il fait SU-PER FROID (mais un froid comme seul le nord de l’Angleterre peut connaître un matin de début février à 6h) et il se met à pleuvoir, je veux dormir. J’en peux plus ! J’en pleure sur le chemin.
J’ai envie d’un bon bain chaud avant d’aller dormir. Je n’ai qu’une seule idée en tête : arriver le plus vite possible à la maison, la salle de bain, la baignoire, et mon lit ! Ça me motive !
Allez, encore un effort et j’y suis presque ! (mon bain chaud, mon bain chaud !)
J’arrive enfin ! (mon bain chaud, MON BAIN CHAUUUUUUD !)
Je monte les escalier 4 à 4, j’enlève mes fringues (trempées), je fonce dans la salle de bain, je fais couler l’eau chaude… Froide !
Comment ça, froide ???
Nan mais quelle conne ! J’ai oublié de couper le gaz* en partant samedi, ça a chauffé tout le week-end pour rien et je suis en rade au moment où je reviens !
Dans mon malheur je trouve quand même un côté positif : la douche étant branchée sur un système indépendant**, j’ai quand même pu me laver à l’eau chaude tiède.
Je suis allée me coucher dégoûtée !





* et ** : j’expliquerai le système du gaz et de la douche une prochaine fois


Humeur : Pas contente quand ça s’est passé, mais je rigole quand j’y repense !
      On a reçu les licences ce matin, je suis donc un croupier officiellement reconnu par la Gambling Commission ! Dire que je suis débordante de joie serait un euphémisme !!!
Zik : Seeed, « Music Monks »



 

15 mars 2008

C'est d'la bombe bébé !!!

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 ça va envoyer du popopopop !

 

Mon homme et moi on y sera aussi le 20/09, je viens d'acheter les places (comprenez je me suis levée un SAMEDI MATIN à 8h00 pour aller dans un pub qui a un accès WIFI et être sûre d'avoir des places car la mise en vente commençait à 9h)

J'ai l'impression d'être une gamine qui sait qu'elle va avoir un super cadeau : je rigole toute seule, et j'ai mal aux joues à force de sourire. Les gens autour de moi me regardent bizarrement... même ceux qui en sont à leur 3ème pinte (ils sont rudes les anglais, le samedi matin... Faudra que je pense à te le raconter, c'est pas triste)

Bref, je suis super contente.

05 mars 2008

Bon-Papa

Mon frère ayant une plus belle prose, je te propose d’aller voir ICI

Il est parti trop vite à mon goût et je n’arrive pas à m’en remettre…
Il a eu une longue vie pourtant, mais je regrette de ne pas avoir eu le temps de le connaître plus. De ne pas avoir pris le temps de le connaître plus.
Je l’ai vu début janvier et il m’a dit que la prochaine fois qu’il lui arriverait quelque chose il ne continuerait pas à se battre. Un raz le bol de la vie, ou une façon de dire au revoir à sa petite-fille ?
Je l’ai vu fin janvier, plongé dans ce sommeil artificiel, comme si il attendait que tout le monde vienne lui dire au revoir avant de…
Je lui ai dit au revoir à ce moment là, et ça m’a déchiré le cœur et l’âme. Lui que j’ai tout le temps considéré comme un « grand », le voir, si petit, si fragile avec tous ces tuyaux, toutes ces sondes… Alors j’ai fait abstraction de tout ça, je lui ai pris la main et je lui ai parlé. De ce que j’allais faire, de mes projets avec mon homme, de mon voyage et mon installation en Grande-Bretagne, et je me suis excusée car je savais qu’en partant une semaine après pour Manchester, je ne pourrais pas être là pour ses funérailles.
J’ai posé ma tête contre sa main et j’ai pleuré, comme une petite fille. Comme quand j’étais en CM2 et que Maman était à l’hôpital. Avec la même peine parce qu’à l’époque je croyais ne plus la revoir, et cette fois-ci je savais que je ne le reverrai plus. Mais ce jour là il ne m’a pas consolée… Je l’ai pris dans mes bras, je l’ai serré fort et je lui ai fait des bisous, pour qu’il les emporte avec toi où qu’il aille.

J’ai appris son départ le soir de mon premier jour de formation, alors que j’appelais mon homme, toute excitée de pouvoir lui raconter ma première journée. Inutile de te préciser que l’euphorie est vite retombée. Depuis, je pense régulièrement à lui et les larmes coulent abondement sur mes joues, à chaque fois, ça loupe pas…

Comme une petite fille, je te dis…

04 mars 2008

Première soirée

Je suis arrivée ici vendredi 01 février.


L’installation à Manchester fut assez étrange : pour commencer, on me demande à l’aéroport si ça me dérange pas de changer de vol et de passer par Amsterdam au lieu de Londres… moyennant une compensation de 125€ et un retard de 05 min. Sachant que j’ai payé mon billet 115€, le calcul est vite fait ! J’adore les compagnies aériennes qui me paient pour voyager sur leurs lignes…
Me voilà donc partie avec 40 kg de bagages en soute (sans supplément à payer puisque tout était pris en charge par Roastbeef Airways), mon portable (qui finalement avec ses 3.9 kg, n’est pas si portable que ça) et mon petit sac à main car je suis une vraie dame maintenant, avec sac à main et tout, et tout !
J’arrive (à l’heure !) à Manchester où m’attend JR (non, rien à voir avec l’ignoble personnage de Dallas, il s’agit là de ses initiales, mais pour éviter la confusion nous l’appellerons Barbatruc car il ressemble vraiment à un gros truc tout mou).
Je vois donc ce gars avec son air de gentil benêt qui m’attend avec un petit panneau tout pourri et un sourire encore plus pourri. On se présente, se dit bonjour et on y va, direction Manchester centre par le train puis le bus jusqu’à chez moi où m’attendent les proprios pour me donner les clés et signer le contrat de location.
Dans le train, on parle rapidement de nos parcours respectifs, de pourquoi on est ici etc.…
20 minutes plus tard, on arrive à Piccadilly, la gare du centre de Manchester. Et là, a commencé un étrange ballet que les locaux ont du trouvé super drôle et moi pas du tout en revanche.
Voilà mon Barbatruc qui me dit que le bus, c’est par là et qu’on va marcher un peu pour aller le prendre. Pas de soucis, on est parti. Sauf que lui, il marchait à vitesse tout à fait normale, et moi derrière je trottinais tant bien que mal et je me débattais entre ma valise (énorme), mon sac (moyen) et mon portable (gros et lourd pour un portable). Pour couronner le tout et que ce soit un peu plus drôle il neigeait ! Et je me pelais les glaouis car il faisait assez doux quand je suis partie de Bordeaux cet aprèm.
J’ai pensé que Barbatruc avait oublié sa galanterie chez lui car il ne m’a pas proposé de m’aider à porter mes valises. En fait il m’a carrément laissé me galérer toute seule comme une grande.
Donc, on va de la gare à un arrêt de bus (comprends il marche à SA vitesse de croisière, et moi je lutte comme je peux pour suivre ET garder mon équilibre sur les plaques de verglas que cet enfoiré de Mancunien a fait exprès de laisser juste sous mon pied !). Et on attend le bus… 20 min. Ce qui a eu comme effet bénéfique de me permettre de fumer une clope, car j’avais pas fumé depuis 7h et le manque de nicotine commençait à se faire sentir vraiment.
Au bout de 20 min d’attente, le bus ne venant toujours pas, je tente un « et si on chopait un taxi ? » Car ici, si tu veux prendre un taxi tu te mets sur le bord de la route et quand y’en a un qui passe avec sa petite loupiotte allumée, tu agites le bras et il s’arrête.
Il me dit « pas la peine, on va aller chercher un autre bus, y’a un arrêt pas loin »
Effectivement l’arrêt n’était pas loin… pour qui marche sans avoir à tracter plus de 40 kg de bagages !
2ème arrêt de bus, 2ème attente sous la neige, 2ème clope pour moi (plus de manque de nicotine mais une envie soudaine de violence à l’égard de Barbatruc, donc besoin de me calmer et de m’occuper les mains), 2ème tentative de proposition de taxi, 2ème « t’en fais pas, le bus arrive dans pas longtemps ». Bon. J’attends. J’ai froid, je ne sens plus mes orteils à cause du froid, il y a presque 5mm de neige sur moi et mes affaires, mais j’attends le bus… encore 20 min… Puis je regarde Barbatruc et je lui dis « tu sais pas ? Je vais lever le bras et on va prendre un taxi, on serait déjà arrivé si je l’avais fait tout à l’heure. Moi j’en peux plus et j’ai envie de me poser au chaud »
Là, regard paniqué de Barbatruc qui me dit « Euh, t’as du cash pour le taxi au moins ? ». Je prétends n’avoir rien entendu, et lève le bras en criant « Taxi ! » et hop ! Miracle de la vie, un vrai gros taxi noir comme je les aime s’arrête juste devant nous et j’ouvre la porte.
Barbatruc monte en 1er (!) et baragouine un truc incompréhensible au chauffeur le temps que je finisse de me débattre pour installer tout mon bazar à l’arrière.
Je fais comme si je n’avais pas vu que Barbatruc essayait vainement de donner l’adresse au chauffeur, je m’assois et dis « 8 Berkeley avenue, please. It’s near Victoria Park ». Le gars se retourne et me dit « Ahhhh, ok miss » et Barbatruc me regarde un peu interloqué car il n’arrivait pas à communiquer avec notre chauffeur (faut dire que si t’as pas l’habitude du pakistanais ou de l’indien qui parle anglais, tu piges que dalle à l’accent)
Sur la route, Barbatruc a la bonne idée d’appeler les proprios pour les prévenir de notre arrivée imminente.
Le taxi nous dépose devant la maison, et on attend encore… 20 min (à croire que dans ce pays, tout fonctionne par tranche de 20 min ou quoi ???). Toujours dans le froid et le vent (oui, parce qu’entre temps, le vent s’est levé, sinon c’est moins drôle !). Remarque, ça aurait pu être pire, il aurait pu pleuvoir… en fait non, car il neigeait toujours.
Les proprios arrivent enfin, et je me rends compte que Barbatruc découvre la maison en même temps que moi (ce qui me surprend assez vu qu’il m’avait dit par téléphone avoir visité les logements que nous allions habiter).
Je passe le moment où, un excès de galanterie s’empare de Barbatruc et où il m’aide à monter ma valise jusque dans ma chambre… à moins que je confonde avec mon proprio…
Ensuite, on me montre rapidement où est la chaudière, comment régler le chauffage, on me trouve une couette modèle enfant (car autant Barbatruc m’avait dit de prendre des draps (que j’avais de toute façon oubliés), autant il a omis de me dire de prendre une couette et des oreillers) et les proprios s’en vont, suivi de très près par Barbatruc qui n’avait qu’une envie : retourner chez lui, bien au chaud devant son pc (sale geek de merde, va !)
Avant qu’il ne passe la porte, je lui demande « C’est par où, le bus pour aller en ville ? » et la réponse tombe « Euh… par là je crois », avec une vague direction indiquée du bout de ses doigts boudinés. Avant qu’il ne franchisse la grille de la cour, je tente une dernière demande de renseignements : « Sur les papiers qu’on m’a envoyé il y a 2 heures différentes pour la convocation, je prends laquelle ? » La réponse m’a mise KO direct « Je sais pas, comme tu veux… »
Bon, c’est un fait avéré, ce mec a un QI égal à sa température anale et une conversation aussi intéressante qu’un reportage de la Une sur la reproduction des bourdons en Laponie Orientale.
Me voilà dans ma grande maison vide, dans une ville que je ne connais pas, sans personne à qui parler, sans téléphone, et avec une énorme envie de pleurer…
L’envie de pleurer passe quand l’envie de me réchauffer arrive.
Les proprios ont allumé la chaudière quand je suis arrivée, ça va prendre un peu de temps avant que la maison se réchauffe, me dis-je… Et je me suis bien dit. Les radiateurs restent froids… étrange. Je vérifie si la chaudière n’est pas éteinte… non. Mais je reste positive, j’ai sûrement froid parce que j’ai pas mangé ce soir… En fait non, j’ai froid parce qu’il fait froid, tellement que je vois une petite fumée blanche sortir de mon nez quand je respire ! Put**n mais qu’il fait froid dans ce pays !!!!
Je décide donc de me confectionner une couche (afin de t‘éviter toute tentative d‘humour, je parle bien évidement d‘un lit et non d‘une couche-culotte), faite de la mini couette, mes serviettes de toilette, les pulls que je ne porte pas, mon paréo et la doudoune que je ne porte pas. Et je passe les détails sur cette merveilleuse nuit que j’ai passé, habillée de 4 couches de vêtements.
Je me réveille fraîche et dispo le lendemain matin, et je fonce au Carrouf local pour acheter l’essentiel de ma survie en terre hostile : une couette, des oreillers, des draps, du thé, du lait, des HobNobs (si tu sais pas qu’est-ce que c’est que les HobNobs, je l’expliquerai une autre fois, mais sache que tu loupes un sacré truc car c’est super bon !!!) et de quoi remplir mon frigo.
Je reviens à la maison (toujours très froide la maison, tu l’auras deviné), je me fais à manger, puis retourne au lit, mais j’ai un peu plus chaud cette fois-ci. Je suis crevée, j’ai froid, y’a pas de chauffage ni d’eau chaude, je peux même pas prendre une douche.
Je sais pas pourquoi mais je commence à avoir une opinion négative de Manchester.
Les proprios reviennent (avec plus de 2h de retard), on finit les derniers papiers et je leur explique mon problème de chauffage et d’eau chaude. Ça a l’air de rassurer le mari qui pensait que j’aimais vivre dans une maison glacée (!). Et là, la femme explose de rire et me dit « Que je suis étourdie, j’avais oublié de mettre la chaudière en position chauffage, donc y’avait que la veilleuse ! ». Perso, j’aurais été juste un peu plus vulgaire dans mes propos, mais je suis d’accord avec elle. Pour la douche, c’est moi qui n’avait pas vu l’interrupteur de la douche situé à l’extérieur de la salle de bain. Ahhh, la maison se réchauffe et je peux enfin prendre une douche !
Je commence à avoir une meilleure opinion de Manchester !

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 C'est ma rue, tu remarqueras l'originalité dans la diversité des maisons. L'archi a bien pigé le concept du "copié/collé"

Bin, ça en fait du temps passé....

Tout est dans le titre, je reprends ce blog trop longtemps laissé à l'abandon, ça m'évitera les mails collectifs (oui je sais, je suis feignante mais je m'assume !)